Comment connaître son niveau d’anglais : auto-diagnostic (A1 à C2) + test gratuit
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La plupart des professionnels qui cherchent à connaître leur niveau d’anglais se posent la mauvaise question.
Ils veulent savoir s’ils sont A1, A2, B1, B2 ou C1.
Le véritable enjeu est ailleurs : êtes-vous capable de parler couramment l’anglais dans plusieurs contextes différents ?
Ces dernières années, j’ai rencontré plusieurs professionnels ayant obtenu un niveau B2 à un test d’anglais, mais incapables de participer activement à une réunion, défendre une idée ou répondre spontanément à une question en anglais.
Autrement dit, leur niveau « sur le papier » et leur niveau réel ne sont pas toujours les mêmes.
Le moyen le plus fiable de connaître son niveau d’anglais consiste donc à observer ce que vous êtes réellement capable de faire dans des situations professionnelles concrètes, puis à confirmer cette estimation avec un test de niveau d’anglais. Et c’est ce que nous verrons en détail dans cet article.

Le niveau « sur le papier » n’est pas toujours le vrai niveau à l’oral.
Vous êtes en réunion, en anglais. Une question est posée et vous avez la réponse parfaite. Mieux encore : c’est votre domaine de spécialisation.
Mais pendant que vous cherchez vos mots, que vous reformulez mentalement votre phrase en anglais ou que vous vérifiez rapidement si votre tournure est correcte, quelqu’un d’autre prend la parole. La réunion continue sans vous.
Si cette scène vous parle, retenez une chose : connaître son niveau d’anglais ne consiste pas seulement à savoir où l’on se situe sur une échelle CECRL (A1, A2, B1, B2, C1 ou C2).
Depuis 2020, j’accompagne des professionnels qui utilisent l’anglais dans leur travail : managers, consultants, responsables marketing, ingénieurs, commerciaux, entrepreneurs ou chefs de projet. Et je retrouve toujours le même phénomène : des personnes qui ont un bon niveau sur le papier, mais qui se sentent encore limitées dès qu’il faut prendre la parole spontanément.
Avant même de parler de test de niveau d’anglais ou de niveau CECRL, je vous propose quelque chose de plus utile : identifier où vous vous situez réellement aujourd’hui.
Votre niveau d’anglais CECRL « sur le papier » ne dit pas toute la vérité
Il y a quelques mois, un responsable marketing me contacte. Son message est simple :
« Coach Adé, je ne comprends pas. J’ai 780 au TOEIC. Mon entreprise me considère comme B2. Pourtant, dès que je suis en visio avec nos partenaires anglophones, je deviens quasiment muet. »
Son problème n’était pas la compréhension. Il comprenait plutôt bien tous les sujets abordés lors des réunions.
Mais lorsqu’il devait intervenir, ses idées se formulaient d’abord en français. Ensuite, son cerveau cherchait la bonne formulation anglaise. Puis il vérifiait mentalement si la phrase était correcte avant de la prononcer.
Pendant ce temps, la réunion avançait, quelqu’un d’autre prenait la parole, et lui finissait par se taire.
Depuis plusieurs années, c’est probablement le cas que j’ai rencontré le plus souvent chez les professionnels francophones. C’est aussi la raison pour laquelle un score, aussi utile soit-il, ne suffit pas à connaître son vrai niveau d’anglais.
La plupart des tests évaluent surtout ce que vous comprenez. Le monde professionnel, lui, récompense ce que vous êtes capable d’exprimer au bon moment. Vous pouvez comprendre sans parler. C’est là que naît l’écart entre le niveau « papier » et le niveau réel à l’oral.
Avant de parler de score ou de certification, il est donc souvent plus pertinent d’observer ce qui se passe quand vous devez réellement utiliser votre anglais.
Auto-diagnostic : les signes qui révèlent votre vrai niveau d’anglais
Le moyen le plus rapide de connaître son niveau d’anglais consiste souvent à observer ce qui se passe quand on parle. Lisez les descriptions suivantes sans chercher à vous surestimer ou à vous sous-estimer. Demandez-vous simplement : « à quel portrait est-ce que je ressemble le plus aujourd’hui ? »

Les 6 niveaux d’anglais, d’un coup d’œil — A1 à C2.
Niveau A1 en anglais : tout passe encore par le français
Ce qui vous trahit :
- Vous dites parfois « I am agree », « I have 30 years » ou « I am come from ».
- Chaque phrase est d’abord pensée en français avant d’être traduite.
- Vous cherchez constamment vos mots.
- Une question imprévue suffit à vous bloquer.
Le test grandeur nature : vous pouvez vous présenter, parler brièvement de votre métier ou répondre à quelques questions simples. En revanche, tenir une conversation de plusieurs minutes reste difficile.
Verdict : vous êtes A1. À ce stade, l’objectif n’est pas encore de parler avec fluidité. Il est d’acquérir les bases et de commencer à produire de l’anglais sans avoir peur de se tromper.
Niveau A2 en anglais : vous vous débrouillez, mais difficilement
Ce qui vous trahit :
- Certaines erreurs reviennent souvent : « I didn’t went », « more better », « many informations ».
- Vous comprenez lorsque votre interlocuteur parle lentement.
- Vous répondez correctement aux questions simples.
- Les conversations longues deviennent rapidement fatigantes.
Le test grandeur nature : vous pouvez gérer un échange simple avec un collègue ou un client. Dès que la conversation devient plus complexe ou plus technique, vous manquez rapidement de ressources.
Verdict : vous êtes A2, un « faux débutant ». La direction est claire : moins traduire, parler plus spontanément.
Niveau B1 en anglais : vous comprenez beaucoup plus que vous ne parlez
Ce qui vous trahit :
À ce stade, les faux amis restent souvent un excellent révélateur. Vous utilisez encore parfois des mots qui ressemblent au français mais qui ne veulent pas dire la même chose :
- « Actually » signifie en fait, pas actuellement.
- « Eventually » signifie finalement, pas éventuellement.
- « To assist » signifie aider, pas assister à.
- « Sensible » signifie raisonnable ou sensé, pas sensible.
Vous vous surprenez aussi à chercher certains mots au milieu d’une phrase, ou à lancer un « euh, how do you say…? » lorsque le vocabulaire vous manque. En tête-à-tête, vous parvenez généralement à maintenir une conversation ; mais dès qu’une réunion rassemble plusieurs interlocuteurs qui parlent vite et se coupent la parole, vous avez tendance à devenir spectateur.
Le test grandeur nature : vous pouvez échanger sur votre métier, expliquer ce que vous faites et répondre à des questions prévisibles. Mais vous préparez encore une partie importante de vos phrases avant de les prononcer.
Verdict : vous êtes B1. Vous avez dépassé le stade où l’anglais est incompréhensible. Le défi consiste maintenant à raccourcir la distance entre l’idée et la parole.
Niveau B2 en anglais : vous comprenez tout ou presque, mais vous n’êtes pas encore totalement libre
C’est le niveau où se trouvent la majorité des professionnels qui me contactent.
Ce qui vous trahit :
- Vous comprenez les réunions.
- Vous lisez sans difficulté les emails, les présentations et la documentation liée à votre métier.
- Vous êtes capable d’animer une présentation préparée à l’avance et de parler de votre expertise pendant plusieurs minutes.
Pourtant, certaines situations restent inconfortables :
- une objection inattendue ;
- une question surprise ;
- un débat qui monte en tension ;
- plusieurs interlocuteurs qui interviennent en même temps ;
- un accent inhabituel ;
- une conversation téléphonique sans support visuel.
Ce qui se passe réellement dans votre cerveau
Le blocage n’est généralement plus un problème de vocabulaire ou de grammaire. Le problème est que votre cerveau continue à passer par une étape intermédiaire : le français. L’idée naît en français, puis elle est convertie en anglais avant d’être prononcée.
Cette opération est extrêmement rapide, souvent moins d’une seconde. Mais dans une réunion, une seconde suffit pour perdre le bon moment d’intervenir.
La fluidité apparaît lorsque cette étape disparaît progressivement. Au lieu de traduire, vous accédez directement aux formulations anglaises déjà stockées dans votre mémoire. C’est précisément cette automatisation qui sépare un B2 bloqué d’un B2 réellement à l’aise.
Le test grandeur nature : votre présentation se passe très bien. C’est la séance de questions-réponses qui vous inquiète davantage.
Verdict : vous êtes B2. C’est le niveau le plus frustrant pour beaucoup de professionnels francophones. Vous connaissez déjà énormément d’anglais : le travail consiste désormais moins à apprendre qu’à automatiser.
Niveau C1 en anglais : vous travaillez réellement en anglais
Ce qui vous trahit :
- Vous pouvez improviser.
- Vous animez des réunions.
- Vous négociez.
- Vous adaptez votre discours à votre interlocuteur.
Les erreurs existent encore, mais elles ne ralentissent plus la communication.
Le test grandeur nature : vous pouvez prendre la parole sur un sujet complexe sans préparation particulière. Vous êtes capable d’expliquer, convaincre, recadrer ou arbitrer directement en anglais.
Verdict : vous êtes C1, « autonome ». Le chantier n’est plus la langue : c’est l’accent, le débit et l’aisance culturelle.
Niveau C2 en anglais : l’anglais a cessé d’être un sujet
Ce qui vous trahit : très peu de choses. Parfois un accent, parfois une expression moins naturelle qu’un natif utiliserait. Mais rien qui limite votre communication.
Le test grandeur nature : vous pouvez évoluer dans pratiquement n’importe quel environnement professionnel ou académique sans que l’anglais représente une contrainte.
Verdict : vous êtes C2, bilingue. L’anglais n’est plus une compétence que vous utilisez : c’est une langue dans laquelle vous fonctionnez.
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Les 6 niveaux d’anglais CECRL, en clair
Si vous recherchez comment savoir son niveau d’anglais, vous croiserez forcément le CECRL. Le Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues est l’échelle officielle utilisée pour classer les niveaux d’anglais de A1 à C2. C’est aujourd’hui la référence la plus reconnue par les recruteurs, les entreprises et les organismes de formation. Voici ce que chaque niveau signifie concrètement.
| Niveau CECRL | Ce que ça veut dire concrètement | Équivalence anglaise (CV / LinkedIn) |
| A1 — élémentaire | Débutant : découverte, phrases très simples. | Beginner / No proficiency |
| A2 — élémentaire | Faux débutant : échanges courts, sujets familiers. | Elementary Proficiency |
| B1 — intermédiaire | Plus ou moins indépendant : on se débrouille. | Intermediate / Limited Working Proficiency |
| B2 — interm. avancé | Indépendant : anglais courant, sujets complexes compris. | Upper Intermediate / Professional Working Proficiency |
| C1 — avancé | Autonome : aisance et spontanéité. | Advanced / Full Professional Proficiency |
| C2 — maîtrise | Bilingue : tout compris, sans effort. | Native / Bilingual Proficiency |
Gardez toutefois une chose en tête : le CECRL décrit ce que vous êtes censé être capable de faire. Il ne garantit pas automatiquement que vous le faites avec aisance dans votre quotidien professionnel. C’est pour cette raison qu’une personne classée B2 peut parfois avoir l’impression d’être B1 lorsqu’elle doit intervenir dans une réunion stratégique ou défendre une idée sous pression.
Comment savoir si votre niveau est suffisant pour votre travail ?
C’est souvent la vraie question cachée derrière la question « comment connaître son niveau d’anglais ».
Pour lire des emails en anglais, suivre des échanges simples ou collaborer ponctuellement avec des collègues internationaux, un B1 solide peut suffire. Par contre, pour participer activement à des réunions, présenter des projets ou travailler quotidiennement dans un environnement international, le B2 devient généralement le minimum confortable. Et pour manager, négocier, vendre, représenter une entreprise ou piloter des projets stratégiques en anglais, le C1 apporte souvent la fluidité nécessaire.
Mais dans la pratique, le niveau n’est pas toujours le principal problème. J’ai vu des professionnels transformer complètement leur aisance sans changer officiellement de niveau CECRL. Ils restaient B2, mais devenaient capables d’utiliser ce B2 beaucoup plus vite, beaucoup plus spontanément et beaucoup plus efficacement. C’est souvent cette différence qui change tout au quotidien.
C’est précisément le travail d’un coaching d’anglais professionnel : non pas vous enseigner davantage de grammaire, mais bâtir votre aisance communicationnelle à l’oral – y compris dans les moments à fort enjeu, comme un entretien d’embauche en anglais.
Comment connaître votre niveau gratuitement, en 5 minutes
La majorité des tests gratuits en ligne notent la grammaire et la lecture – l’anglais scolaire. Ils ne vous diront pas si vous tiendrez une réunion ou un entretien en anglais.
C’est pour cette raison que nous avons conçu le Test de niveau Perflang. L’objectif n’est pas simplement d’attribuer une note : c’est de vous donner une vision claire de votre anglais professionnel. En quelques minutes, vous obtenez :
- votre niveau CECRL estimé ;
- vos principaux points faibles ;
- les compétences qui vous ralentissent aujourd’hui ;
- une recommandation concrète sur la suite.
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Et les tests officiels (TOEIC, TOEFL, IELTS) ?
Les tests officiels ont leur utilité. Si vous devez fournir une certification dans le cadre d’un recrutement, d’une admission, d’un dossier administratif ou d’un financement CPF, ils restent la référence. Pour les départager selon votre objectif, j’ai détaillé dans un autre article quel test d’anglais est le plus fiable.
TOEIC. Le plus utilisé dans l’environnement professionnel. Il évalue principalement la compréhension et attribue un score sur 990 points.
TOEFL. Très répandu dans le monde universitaire international. Il évalue les quatre compétences linguistiques.
IELTS. Reconnu par de nombreuses entreprises et institutions à l’international (universités, organismes d’immigration, etc.). Il évalue lui aussi l’ensemble des compétences : speaking, listening, reading et writing.
Ces certifications permettent de prouver un niveau. En revanche, elles ne garantissent pas automatiquement l’aisance à l’oral : un professionnel peut obtenir un excellent score et continuer à manquer de spontanéité dans une réunion. C’est pourquoi certification et fluidité répondent à deux besoins différents.
FAQ — vos questions sur le niveau d’anglais
Comment savoir si je suis B2 en anglais ?
Vous êtes probablement B2 si vous comprenez l’essentiel des réunions professionnelles, lisez facilement des documents complexes et pouvez présenter un sujet préparé à l’avance. En revanche, les échanges spontanés, les objections ou les questions imprévues peuvent encore vous faire hésiter.
Le TOEIC reflète-t-il mon vrai niveau à l’oral ?
Pas complètement. Le TOEIC le plus répandu mesure surtout la compréhension. Il donne une indication utile de votre niveau général, mais ne permet pas toujours d’évaluer votre aisance à prendre la parole dans des situations professionnelles réelles.
Quel est le meilleur test gratuit pour connaître son niveau ?
Pour une évaluation rapide de votre niveau d’anglais professionnel, le Test de niveau Perflang permet d’obtenir une estimation de votre niveau CECRL et d’identifier les compétences qui vous ralentissent le plus aujourd’hui.
Quel niveau faut-il pour travailler en anglais ?
Un B2 réellement opérationnel suffit pour la majorité des postes en contexte international. Pour les fonctions impliquant du management, de la négociation ou une forte exposition internationale, un niveau C1 apporte généralement davantage de confort et d’efficacité.
Quelle différence entre comprendre l’anglais et parler anglais ?
Comprendre l’anglais signifie maîtriser les règles, le vocabulaire et les structures. Parler anglais signifie être capable d’utiliser ces connaissances rapidement, sous pression et sans devoir traduire mentalement. Beaucoup de professionnels possèdent davantage de connaissances qu’ils ne sont capables d’en mobiliser spontanément.
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Comments
Un article très complet 😍
I give five stars to this blog post. It highlights the blueprint to become an English speaker.
Much appreciated, dear Igor!